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Conformité

Charte d’usage de l’IA en PME : ce qu’elle doit contenir (modèle en 8 points)

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Une charte d’usage de l’IA en PME tient sur une page et répond à huit questions : quels outils sont autorisés, quelles données ne doivent jamais y être saisies, qui valide ce que produit l’IA, comment informer les clients, qui contacter en cas de doute, comment déclarer un incident, quelle formation suivre et quand la charte sera revue.

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Pourquoi une charte maintenant

Dans la plupart des PME, l’IA est déjà utilisée : chacun avec son compte, sur son téléphone ou son navigateur. Le risque n’est pas l’outil lui-même, c’est ce qu’on y colle : un contrat client, un fichier de paie, un courrier contenant des données de santé.

Une charte courte, connue de tous, règle l’essentiel sans freiner les usages utiles.

Les 8 points d’une charte qui fonctionne

  1. Outils autorisés. Listez-les nommément : par exemple Microsoft 365 Copilot ou l’agent interne de l’entreprise. Tout le reste est à demander.
  2. Données interdites. Données personnelles de clients ou de salariés, données de santé, secrets d’affaires, documents marqués « Confidentiel ». Elles ne sont jamais saisies dans un outil non autorisé.
  3. Validation humaine. Tout ce qui part à l’extérieur (e-mail, document, devis) est relu par une personne, qui en reste responsable.
  4. Transparence. Dans quels cas indiquer à un client qu’un contenu a été préparé avec l’aide de l’IA, en particulier pour un chatbot ou un échange automatisé.
  5. Référent. Le nom de la personne à qui poser une question ou proposer un nouvel usage.
  6. Incident. Que faire si un document sensible a été saisi par erreur dans un outil non autorisé : prévenir le référent, le jour même.
  7. Formation. Une session courte à l’arrivée et à chaque nouvel outil, sur des tâches réelles.
  8. Révision. Une date de revue, tous les six mois : les outils changent vite.

Le lien avec Microsoft 365

Si votre entreprise utilise Microsoft 365, la charte peut s’appuyer sur ce que vous avez déjà :

Besoin de la charte Outil Microsoft 365
Marquer les documents confidentiels Étiquettes de sensibilité (Microsoft Purview)
Limiter qui voit quoi Droits SharePoint et Teams
Garder une trace Journaux d’audit Microsoft 365
Proposer un outil autorisé Copilot ou un agent déployé dans votre tenant

Une charte sans outil autorisé reste théorique. C’est souvent le meilleur argument pour déployer un premier agent interne : il donne aux équipes ce qu’elles allaient chercher ailleurs, dans un cadre maîtrisé.

Pour aller plus loin

FAQ

Questions fréquentes

Une charte IA est-elle obligatoire ?

Elle n’est pas imposée en tant que telle à une PME, mais le RGPD impose de maîtriser les traitements de données personnelles, et le règlement européen sur l’IA impose une maîtrise suffisante de l’IA par les personnes qui l’utilisent. Une charte est le moyen le plus simple de le démontrer.

Faut-il interdire ChatGPT ?

Interdire sans proposer d’alternative ne fonctionne pas : l’usage continue, sans contrôle. Mieux vaut indiquer l’outil autorisé (par exemple un outil intégré à Microsoft 365) et les données qui ne doivent jamais sortir.

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